Le hasard fait bien les choses

https://sexeinfidele.files.wordpress.com

C’est en rentrant du marché que je l’ai croisée par hasard, sur son petit vélo de course années 60. Toute légère, toute souriante… toute frétillante.
Justine.
Grande, fine, deux yeux bleus profonds et sincères. Un sourire continu. De la bonne humeur en barre. Une fille bien, gentille. Profondément gentille.
Et une folle de sexe.
Je l’avais rencontrée dans un bar après la rupture avec mon ex. J’étais avec un ami, on buvait une bière sans faire gaffe à ce qu’il y avait autour de nous. On était absorbés par notre discussion. On se marrait. Deux hommes jeunes et occupés. Physiques convenables. Drôles. Rien de tel pour attirer les femmes. Ça change des gros relous venus là pour rencontrer quelqu’un.
On discutait, donc. Je devais parler de mon ex. Justine, debout au comptoir devant nous, regardait dans ma direction. J’ai cru que je l’intéressais. J’ai appris plus tard qu’elle matait un mec derrière-moi.
La vie, les rencontres. Ça tient parfois à rien.
Je lui ai proposé un verre, à elle et sa copine. Sa copine était coincée du cul, mais Justine était souriante et vivante. On a un peu discuté, puis on a échangé nos numéros.
Je l’ai revue. Deux mois, ça a duré. Justine avait 23 ans. Je lui ai fait sa première sodomie. En prenant le temps. Avec douceur. Je lui ai fait aimer ça. J’aime modeler les jeunettes !
Et puis j’ai rencontré Marie en soirée. Marie c’était autre chose. Un autre niveau. Plus mature, plus voluptueuse. Plus mordante. Plus de répondant. J’ai immédiatement stoppé avec Justine. Je voulais bien faire les choses. Donner le maximum de chances à ma nouvelle relation.
Et là, je recroise Justine sur son petit vélo de course.
Elle me regarde en souriant. Je la regarde étonné.
Elle était bien cette petite. Comme je lui ai dit quand j’ai cassé avec elle, elle a toujours été parfaite. Rien à lui reprocher. À part peut-être le fait qu’elle est trop jeune. Qu’elle pousse des petits bruits gamins. Que c’est une véritable planche à pain.
Je lui souris :
— Comment ça va ?
— Ça va.
On échange quelques banalités. Puis, sans comprendre comment ça en arrive là, elle me parle de cul. Elle agite son popotin sous mes yeux. Elle se colle contre moi. Elle me détaille avec malice. Elle me titille.
— Je pourrais presque monter chez toi, là, me sort-elle. Tu pourrais me prendre contre le mur.
Mon sang ne fait qu’un tour. Elle m’excite. Je sais bien que c’est une connerie, la faire revenir dans ma vie. Ça fait deux ans que je suis avec Marie. Il n’y a pas de place pour elle.
Il n’y a que de la souffrance.
N’empêche, elle m’excite. Je me dis pourquoi pas. Ce serait juste une parenthèse dans la journée. Un truc sans conséquence. En plus, j’habite à deux pas.
Quand je dis j’habite à deux pas, c’est pas entièrement vrai. Mon appart est à deux pas, mais j’habite le plus souvent dans la maison que je loue avec Marie. Mon appart, c’est juste une solution de repli, au cas où ça marche pas avec Marie. C’est juste un endroit qui me permet de garder ma liberté. De faire des soirées en ville avec mes potes. De rentrer avec qui je veux, quand je veux. De faire venir Valérie entre midi et deux, en commençant par une pipe et en finissant par le café et la clope qui lui tiennent lieu de déjeuner.
— Ok, si tu veux on monte.
Justine me regarde. Elle hésite.
— Je ne sais pas si c’est une bonne idée.
Je souris :
— Allons, c’est toi qui me chauffe, et tu ne veux plus monter ? Faudrait savoir ce que tu veux.
Justine culpabilise facilement. Et elle n’a jamais su faire des choix.
— Hum. Je sais pas.
Mais bon sang elle arrive toujours pas à prendre une décision.
— Tant pis.
Je veux qu’elle sente qu’elle me perd à nouveau. Ça l’aidera peut-être à se décider. Je laisse passer quelques secondes et lui demande :
— On s’appelle un de ces jours ?
— J’ai effacé ton numéro.
— Effacé ?
— Oui, j’efface toujours le numéro de mes ex. Ça m’évite de les rappeler.
Pas con. Les femmes sont plus fortes que nous.
— En ce cas je t’enverrai un texto. Comme ça tu l’auras à nouveau.
— Tu as une copine ?
J’ai un mouvement de recul. Abrupt, comme question. Que répondre ?
— Oui, j’en ai une.
Ses yeux se dilatent :
— Et tu proposes qu’on baise ensemble ?
— Ça se passe pas super bien avec elle. De ce côté-là du moins. Et puis, c’est toi qui proposes.
Elle fronce les sourcils :
— J’aimerais pas qu’on me fasse ça.
Je soupire. Qu’est-ce qu’on s’en fout !
— Allez viens, on monte. On se fait plaisir. C’est comme un instant volé au temps.
Le tout pour le tout. Elle grimace :
— Je sais pas.
— Allez.
Elle me fixe un instant. Ses yeux semblent me sonder :
— Je préfère pas. Une autre fois peut-être. Lorsque tu ne seras plus en couple.
J’hoche lentement la tête. Je regarde Justine partir sur son petit vélo années 60. Sa croupe forme un bel arrondi sur la selle. Les roues du vélo de course sont fines comme l’esprit des femmes.
Voilà. En cinq minutes, elle a presque réussi à me faire tromper Marie. Il a suffit qu’elle agite son petit cul devant moi. Que je suis faible.
Je souris de moi-même en la regardant disparaitre.
La prochaine fois que je la croiserai, je serai célibataire pour elle.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s