Second matin

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Il est midi et je n’ai fait que me branler. Sentiment de frustration, sur une matinée perdue. Je ne ressens plus de plaisir physique depuis longtemps mais mon cerveau reste bloqué sur Valérie. Les images de son corps et les situations dans lesquelles je la place s’entremêlent et m’habitent. Je sais que je dois réagir.
Je saute hors du lit. Douche, café, un jean.
Je dois quitter l’appart au plus vite avant de sombrer à nouveau. Je récupère mon téléphone. Deux messages de Pascaline. Un frisson me parcourt l’échine quand je réalise que le téléphone est resté abandonné sur la table jusqu’à ce matin. Une petite boule s’installe au creux de mon estomac, comme à chaque fois. Je me ressaisis très vite mais j’ai hâte d’évacuer toute cette angoisse en revoyant Marie.
Second frisson, mais d’une toute autre nature ; Pascaline est en ville. Son mari est absent pour deux semaines. Finalement, cette journée ne sera peut-être pas si morne.
Je me sens bien tout à coup. J’ai rencontré Pascaline il y a 6 ans et notre relation a débuté peu de temps après. Nous travaillions ensemble et je n’ai jamais autant pris mon boulot à cœur que durant ces mois où n’importe quel bureau vide servait à abriter nos ébats.
Tout était prétexte à baiser.  Une question sur un dossier et elle apparaissait, repartant sans culotte quelques instants plus tard. Je me rappelle alors les regards soupçonneux de certains collègues sensibles à ses allées venues, à ses joues rosies par le plaisir…
Parfois les coups contre la porte fermée à clé d’un bureau où je la sodomisais. Alors nous stoppions, mon sexe figé en elle, les sens aiguisés, l’oreille tendue, espérant que les pas s’éloignent. Ce qui finissait par arriver et, plus excités que jamais nous reprenions notre étreinte sauvage. Je la laissais, souillée. Puis, discrètement, après avoir entrebâillé la porte nous sortions à tour de rôle pour rejoindre nos bureaux. Ces jeux érotiques ont été le fil conducteur de notre relation durant ces trois années où nous travaillions ensemble. Bien que Pascaline ait déménagé à Toulouse notre relation n’a pas cessé. Elle a pris une tournure épistolaire où l’érotisme se manifeste de façon beaucoup plus cru. De même chacune de nos rencontres savamment planifiées est une occasion de repousser les limites de notre sexualité. Ce que Marie ne me donne pas, je le prends chez les autres. Valérie, Pascaline, Emilie, Katja…
Je finis par claquer la porte. Il est tard et la faim me tenaille. Mais je ne mangerai pas tout seul !
— C’est moi.
— Ca va ? Où es-tu ?
— Saint-Michel, et toi ?
— Rue Sainte-Catherine.
— Attends moi place KJU. J’arrive. »
Pascaline est une petite rousse à la peau diaphane. Un mètre soixante et des poussières, des yeux noisette, de jolis seins en pommes aux pointes roses. Elle attend sagement à la terrasse de l’Utopia. Je l’embrasse légèrement, tout en jetant un regard inquiet autour de moi.
Ma relation avec Pascaline est claire. Presque sincère. Elle est basée sur le sexe. J’avale un sandwich tout en l’écoutant distraitement. Je suis déjà à l’hôtel. Je l’imagine nue et soumise à mes désirs.
Je paye et nous partons en direction de son hôtel. Nous marchons côte à cote comme deux amis, deux collègues, certainement pas des amants en tout cas. Une habitude de la clandestinité déjà bien rôdée !
Pourtant notre conversation et à l’opposé de ce que nos corps montrent.
— J’ai très envie de ton cul. Tu es rasée ?
— Mmmmh toute douce. J’ai très envie aussi.
— Je bande. Ca se voit ?
Regard oblique. Hochement de tête.
Nous arrivons au Bayonne. On s’engouffre dans l’ascenseur et enfin on se jette l’un sur l’autre. Nos bouches se cognent, se mêlent. J’écrase ses seins à travers sa veste tandis que mon autre main pétris ses fesses. Quand nous arrivons dans la chambre nous nous jetons sur le lit. Les vêtements volent. Je la projette devant moi, écarte ses cuisses et commence à la lécher. Je peux sentir à quel point elle est trempée. Je prends le contrôle de son corps. Je dose son plaisir. Je le sens monter, accélérer, ralentir, repartir. Elle est soumise à ma caresse, à ma volonté et c’est comme ça qu’elle prend son pied. Pascaline a des facultés incroyables. Elle est capable d’enchainer les orgasmes pendant des heures. Elle est totalement à l’aise avec son corps, maitrise toutes formes de plaisirs de la douleur aux caresses les plus tendres.
Je la sens vibrer, elle crie son plaisir au moment où l’orgasme la submerge.
— Ouah celui là vient de loin.
— Suce moi.
Notre relation est moins scénarisée qu’avec Valérie. Mais là encore je me montre dominateur encouragé par le comportement de ma soumise.
Elle me prend en bouche. Je ne peux m’empêcher d’évaluer sa technique,  de comparer. Si j’avais su qu’elle était en ville ce matin, je n’aurais pas gâché autant de kleenex. Je m’agite dans sa bouche. Mes mains glissent jusqu’à sa chatte. J’y glisse deux doigts, trois. Mon excitation augmente. Je la gifle. Elle ne se défend pas, essaie juste d’éviter les coups tout en continuant de me sucer goulument. Nous continuons comme cela, alternant gifles et doigts dans le sexe. Puis je me libere et la retourne.
— Tu veux une fessée ?
— Vas-y, mais pas trop de marques, je vais à la piscine demain.
Rien à foutre.
Je commence doucement. Elle est allongée sur mes cuisses, son petit cul pointant comme la dune du Pyla. Les premiers claques s’abattent en rythme. Fesse droite, fesse gauche puis caresses. A nouveaux des claques, plus fortes, et déjà ses fesses prennent une belle couleur rosée.
— Ca va ?
— Oui, c’est bon.
Je la sens se tortiller sur moi. Ses yeux sont fermés et je sais qu’elle est toute à son plaisir. J’augmente la cadence et l’intensité. Elle glisse une main entre nous pour se caresser. Je n’en peux plus. Je veux la prendre. Je me dégage et la pénètre directement, tout en continuant de martyriser ses fesses. Je sais déjà ce qui va suivre. Elle le sait aussi sûrement…

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