Soirée entre amis ?

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—    Anne et Hugues.
—    Mmmh ?
—    Hugues, tu l’as rencontré à la soirée chez Patrick.
Putain, qui s’appelle encore Patrick ?
—    Hugues ? Celui qui avait la veste verte avec la petite boulotte ?
—    Non, C’est Christian. Hugues, c’est le blond avec le bouc. Tu fais exprès ou quoi ?
« Je te veux. A quatre pattes. Devant moi »
Envoyé. Je lève les yeux. Marie souffle, regard agacé.
—    Non, non, oui, oui bien sûr, je vois. Oui. Hugues. Ok, quand ?
—    Demain soir. Tu m’as dit que tu rentrais tôt.
« Trempée, lubrifiée. Prête à te faire prendre longuement et profondément ».
Merde. Tout sauf demain soir. Mon téléphone s’éclaire. Sa réponse est rapide. « Je me sens de plus en plus prête. A demain».
—    Non, demain je ne peux pas. Je dois voir Eric pour le contrat avec les hollandais. C’est son dernier soir. Je suis désolé.
—    Tu fais chier. C’est toujours pareil, dès qu’il s’agit de mes amis tu es incapable de faire des efforts.
Je pose mon téléphone. J’entends son couteau frapper la planche à découper de plus en plus fort, de plus en plus vite. Elle ne me regarde plus.
—    Ma chérie, je suis vraiment désolé mais je n’ai pas le choix. Tu ne veux pas repousser ?
Pas de réponse.
—    J’essaierais de rentrer tôt. Je te promets.
—    Laisse tomber. Tu fais chier.
—    Vraiment, je…
Je me lève et fais le tour de la table. Je l’enlace, soulève sa chevelure blonde et embrasse sa nuque délicate. Elle ondule, se dégage.
—    Laisse moi. J’suis pas d’humeur.
—    Allez, sois cool… je te jure que je me rattraperais. Si tu veux on invite tout ton magasin la semaine prochaine pour une partouze géante.
—    T’es con !
Elle sourit. C’est un début. Sa résistance à ma tentative de réconciliation m’a excité. J’insiste. Mes mains se font baladeuses. Entreprise périlleuse face à une femme en colère et qui plus est, armée d’un long couteau de cuisine ! Marie continue à émincer ses carottes. Je saisi ses seins lourds, libres sous le pull de laine. Je sens les pointes durcir sous mes doigts.
—    Arrête ! Tu vas me faire couper ! Et puis mon émission va commencer. Je dois me dépêcher. Tu ferais mieux de m’aider.
Je m’écarte à regret et reste sur ma faim. Saloperie de télé, Marie va encore s’abrutir devant et se couchera comme tous les soirs, extenuée. Une masse chevelue, couchée à mes côtés et inaccessible au plaisir. Au moins, j’aurais sauvé ma soirée avec Pascaline. Celle-ci ne perd rien à attendre. Je nous imagine déjà tous les deux. Il faut que je lui parle d’Anaïs. Cette salope perverse ne pourra qu’être excité par ma rencontre avec la petite. Je me plais à les visualiser toutes les deux. Pascaline prenant le petit cul parfait d’Anaïs que je me remémore, chevauchant son vélo.
Je me sens observé et lève les yeux sur Marie. Son regard clair me fixe et me mets mal à l’aise. Je la sens triste et troublée. Je lui souris et elle me rend mon sourire machinalement. La mélancolie la rend encore plus belle, encore plus absente, évanescente.
Le repas se passe en silence et la soirée comme prévue. Je ne tiens pas plus de dix minutes devant la télé et part me coucher. Charles Willeford me tiendra compagnie ce soir. Je n’ai pas entendu Marie se coucher.

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