Matin difficile

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Le réveil de Marie sonne pour la troisième fois. Elle ne se lève toujours pas.
Il est 7h30. Je suis mort. Je suis réveillé tôt alors que je ne travaille pas. Je lui en veux. Pourquoi met-elle toujours mille ans à se lever ?
Allongé sur le dos, je fixe le plafond en essayant de chasser mon mal au crâne. Les premiers rayons du jour s’immiscent par les interstices des volets. La couette est douce et chaude sur mon corps nu. Je me tourne sur le côté et regarde Marie. Elle me fait dos. Sa chevelure blonde repose  en cascade sur l’oreiller. Je soulève délicatement la couette, j’effleure sa peau. Je m’approche de sa nuque que j’embrasse et que je hume. Une peau de miel. Une odeur de bébé. Je lui mordille le cou,  elle est presque sucrée. Je me remémore les paroles qui me sont venues sur elle quand j’étais chez mon psy. « J’ai l’impression d’avoir une Porsche mais de ne pas pouvoir passer la seconde. »
Une porche qui ne dépasse pas cinquante à l’heure. Le moteur qui vrombit à bloc mais la tire qui avance pas. C’est marrant les analogies qu’on peut faire parfois.
À se damner.
Marie pousse un soupir. Je baisse les yeux le long de son dos, jusqu’à sa culotte. Marie est belle et voluptueuse. Mais elle n’aime pas dormir nue.
Elle a peur qu’un insecte la pénètre pendant la nuit.
Je regarde mon sexe en érection. La gaule matinale. Bon dieu je repense à la veille avec Valérie. Le fait de voir cette femme me donne encore plus envie de baiser. Chaque séance avec elle me laisse à la fois repu et affamé. Il parait que c’est comme ça. Plus on baise et plus on a envie de baiser. Y’en a qui ont fini en thérapie. Je pense aux David Duchovny etc. Quand je vois les possibilités qui s’offrent à moi, trentenaire lambda, j’imagine à peine ce qui doit s’offrir aux célébrités ! Dur de garder la tête froide pour eux. Dur de rester humble. Dur de ne pas baiser tout ce qui bouge.
J’ai commencé à caresser Marie. Je fais des aller-retours le long de ses fesses à travers la culotte. Peur d’un insecte ? Mais c’est dix fois pire ce qui va y entrer !
Je saisis un sein, le presse doucement entre mes doigts. Il est un peu mou, mais il emplit totalement ma main. J’ai besoin de matière. Les planches à pain je peux pas. Peut-être que c’est parce que ma mère a des gros seins. Complexe d’Oedipe irrésolu ?
Je malaxe ses seins et je me dis que c’est un peu hard comme approche matinale. Les filles aiment bien qu’on prenne le temps. Qu’on les caresse pour les exciter. En plus Marie est un vrai diesel. Faut chauffer la machine un bon moment avant que ça parte.
Mais bon sang j’ai faim.
Je jette un oeil au réveil. 7h40. Elle va être en retard au taf. J’ai pas tout mon temps si je veux évacuer ce surplus d’énergie qui tend mon corps. Je fais glisser sa culotte le long de sa jambe. Je pose mes doigts sur son clitoris. Elle est mouillée. Mon sexe est durci par les pensées de la veille. Je pince la fesse gauche de Marie pour m’insérer en elle. Je plante mon dard. Je commence les allers-retours.
Une minute. Deux minutes. Pourquoi n’ai-je aucune sensation ? Pourquoi sa chatte est-elle dilatée au point que je touche à peine les bords ? Pourquoi son corps ne vibre-t-il pas comme celui de Valérie quand je la prend par derrière ? Pourquoi n’est-elle pas plus salope ?
Je tire ses cheveux pour lui amener la tête en arrière. Petite impression de domination. J’ai du mal à bander tout à coup. Il faut que je pense à Valérie pour pouvoir continuer.
— Il faut que j’y aille.
Forcément. Je me retire en soupirant.
— Je vais encore partir trempée.
— Désolé d’avoir envie de toi.
Marie se relève et s’assoit quelques secondes le temps de se remettre le cerveau en place. Elle change de culotte, s’habille, m’embrasse et sort de la chambre. Ça m’a toujours étonné, qu’elle parte comme ça au boulot, de la mouille plein la culotte. Quand ce n’est pas mon sperme qui doit couler dans la voiture.
Je fixe le plafond. Les images de Valérie viennent se superposer au fond blanc, au lustre à facettes. Son cul apparait.
Mon sexe durcit à nouveau.
Je ne reverrai pas Valérie avant une semaine. Je peux m’en donner à cœur joie, tout seul, comme pratiquement chaque matin.
Je pourrai me rendormir.
Ce ne sera qu’un kleenex de plus roulé en boule sous le lit.

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